AdBlock rilevato
Nous avons détecté un AdBlock actif !

Veuillez désactiver AdBlock ou ajouter ce site à vos exceptions.

Notre publicité n’est pas intrusive et ne vous dérangera pas.
Elle permet au site de se maintenir, de se développer et de vous fournir de nouveaux contenus.

Vous ne pourrez pas accéder aux contenus tant qu’AdBlock reste actif.
Après l’avoir désactivé, cette fenêtre se fermera automatiquement.

Sfondo Header
L'angolo del dottorino
Rechercher sur le site... Recherche avancée

Sténose aortique

La sténose aortique est une pathologie valvulaire caractérisée par un rétrécissement de l’orifice valvulaire aortique, entraînant un obstacle au flux sanguin à la sortie du ventricule gauche vers l’aorte pendant la systole. Cette obstruction à l’éjection normale du sang provoque une surcharge pressive en amont de la valve, c’est-à-dire dans le ventricule gauche, avec des conséquences hémodynamiques et structurelles progressives au niveau du cœur et, dans les cas avancés, de l’ensemble du système cardiovasculaire.

Étiologie, pathogenèse et physiopathologie

La sténose aortique peut être congénitale ou acquise. Les formes acquises sont les plus fréquentes et reposent sur trois causes principales :


D’autres causes moins fréquentes comprennent : sténose post-endocarditique, dysplasie valvulaire congénitale, maladie de Paget, insuffisance rénale chronique avec hyperparathyroïdie secondaire (favorisant les calcifications valvulaires), et exposition à la radiothérapie thoracique.


Le rétrécissement de l’orifice valvulaire aortique crée un obstacle fixe à l’éjection systolique, avec augmentation du gradient de pression entre le ventricule gauche et l’aorte. Cette surcharge pressionnelle induit un processus adaptatif initialement compensatoire, représenté par une hypertrophie concentrique du ventricule gauche.


Cette hypertrophie est due à l’augmentation des myofibrilles disposées en parallèle, ce qui permet de maintenir le débit systolique et la pression aortique malgré l’obstacle. Cependant, au fil du temps, cette réponse évolue vers une dysfonction diastolique, avec diminution de la compliance ventriculaire et difficulté au remplissage.


Les principales conséquences physiopathologiques comprennent :


La sténose aortique est généralement une maladie progressive : l’augmentation graduelle de la calcification entraîne une réduction progressive de la surface valvulaire et une augmentation du gradient transvalvulaire. L’apparition des symptômes chez un patient auparavant asymptomatique marque un tournant pronostique majeur et impose une évaluation en vue d’un traitement chirurgical ou par cathéter.

Manifestations cliniques

La sténose aortique évolue souvent de manière silencieuse pendant de nombreuses années, jusqu’à l’apparition de symptômes qui signalent une détérioration pronostique. Une fois installés, les symptômes traduisent une atteinte hémodynamique nécessitant une prise en charge pour remplacement valvulaire.


La classique triade symptomatique comprend :


D’autres signes cliniques incluent asthénie, orthopnée, dyspnée paroxystique nocturne et, aux stades avancés, des signes de bas débit tels que cyanose périphérique, hypotension et oligurie.


Les signes objectifs peuvent être très évocateurs :


Chez certains patients présentant une insuffisance aortique associée, un souffle diastolique décrescendo est également audible.

Diagnostic et examens complémentaires

L’approche diagnostique de la sténose aortique repose sur une évaluation clinique et instrumentale.

L’ECG peut être normal aux stades précoces, tandis qu’aux stades avancés il révèle des signes d’hypertrophie ventriculaire gauche (onde R augmentée en V5–V6, onde S profonde en V1–V2, indice de Sokolow-Lyon >35 mm), des modifications de la repolarisation (sous-décalage du segment ST, onde T négative) et parfois des arythmies.


La radiographie thoracique peut être normale dans les formes légères ; dans les formes avancées, elle montre une cardiomégalie due à l’hypertrophie, des calcifications valvulaires et des signes d’hypertension pulmonaire.


Échocardiographie transthoracique : examen clé pour le diagnostic et le suivi, permettant de :


Selon la surface valvulaire, on distingue :


En cas de discordance entre les symptômes et les paramètres échocardiographiques, on réalise un éco-stress à la dobutamine (pour évaluer la sténose à bas débit, bas gradient avec fraction d’éjection réduite), une IRM cardiaque (pour évaluer la fibrose myocardique) ou un scanner multicoupes pour quantifier le calcium valvulaire (score d’Agatston).


Cathétérisme cardiaque : réservé à l’évaluation coronaire préopératoire ou aux cas douteux, il permet la mesure directe du gradient transvalvulaire et de la pression pulmonaire. Il est souvent associé à une coronarographie pour identifier une coronaropathie associée.

Traitement et pronostic

La prise en charge thérapeutique de la sténose aortique dépend de la gravité anatomique, de la présence de symptômes et de la fonction ventriculaire gauche. Le seul traitement curatif est le remplacement valvulaire.

Chez les patients asymptomatiques avec sténose légère ou modérée, un suivi échocardiographique périodique est recommandé :


L’apparition de symptômes, même en présence d’une fonction systolique conservée, constitue une indication absolue à l’intervention. Les critères ACC/AHA et ESC recommandent le remplacement valvulaire (classe I) en cas de :


Types de traitement interventionnel :


Traitement médical : il n’existe pas de médicaments capables de modifier la progression de la sténose. Il est utile de traiter les comorbidités (hypertension, dyslipidémie) et, en cas d’insuffisance cardiaque, d’utiliser les diurétiques avec prudence. Les nitrates sont contre-indiqués en raison du risque d’hypotension sévère.

Complications

Les principales complications de la sténose aortique sont :

    Bibliographie
  1. Otto CM et al. 2020 ACC/AHA Guideline for the Management of Patients With Valvular Heart Disease. J Am Coll Cardiol. 2021;77(4):e25–e197.
  2. Vahanian A et al. 2021 ESC/EACTS Guidelines for the management of valvular heart disease. Eur Heart J. 2022;43(7):561–632.
  3. Lancellotti P et al. Pathophysiology of aortic stenosis. Curr Probl Cardiol. 2018;43(10):388–400.
  4. Lindman BR et al. Calcific aortic stenosis. Nat Rev Dis Primers. 2016;2:16006.
  5. Rosenhek R et al. Natural history of severe aortic stenosis. Heart. 2004;90(9):1031–1036.
  6. Leon MB et al. Transcatheter or surgical aortic-valve replacement in intermediate-risk patients. N Engl J Med. 2016;374(17):1609–1620.
  7. Mack MJ et al. Transcatheter aortic-valve replacement with a balloon-expandable valve in low-risk patients. N Engl J Med. 2019;380(18):1695–1705.
  8. Popma JJ et al. Transcatheter aortic-valve replacement with a self-expanding valve in low-risk patients. N Engl J Med. 2019;380(18):1706–1715.
  9. Baumgartner H et al. Recommendations on the echocardiographic assessment of valve stenosis. Eur Heart J. 2009;30(3):362–371.
  10. Zoghbi WA et al. Recommendations for evaluation of native valvular regurgitation with echocardiography. J Am Soc Echocardiogr. 2017;30(4):303–371.